Ptose mammaire

ptose-mammaire-11La cure de ptose est une intervention adaptée à toute femme qui souhaite retrouver la poitrine de sa jeunesse. Elle répond au besoin de celles qui ont perdu du volume, de l’élasticité, de la fermeté après une perte de poids, une grossesse ou avec l’âge. En plus de rehausser la poitrine,  le chirurgien pourra dans le même temps recentrer le mamelon, et compléter ensuite l’opération par une pose de prothèses mammaires si la patiente souhaite obtenir plus de volume. Il est préférable de faire l’augmentation mammaire 3 mois après la cure de ptose, pour avoir une cicatrisation la plus parfaite possible. En effet la cure de ptose nécessite des cicatrices en T inversé, il est donc important de bien laisser cicatriser l’incision avant la pose d’implants pour ne pas abimer la cicatrice.

Cette intervention vise à remodeler un sein ayant subi une modification d’aspect et de volume à la suite de grossesses ou d’amaigrissement important ce qui entraîne une diminution disharmonieuse du sein et laisse apparaître une ptôse (chute) mammaire.

L’objectif est d’obtenir un volume et une forme harmonieuse en remontant l’aréole et le mamelon ainsi qu’en enlevant l’excédant de peau.

Parfois la pose d’implants mammaires peut être mise en place pour restaurer le volume.

Deux types de cicatrices sont possibles selon le type de ptôse:

– En général, il faut faire une incision en forme de T inversé c’est-à-dire une incision autour de l’aréole, une verticale et une dans le sillon sous le sein (la cicatrice a alors la forme d’une ancre marine).
– Dans certains cas une incision à la partie inférieure de l’aréole est suffisante.

Bilan pré-opératoire

Un bilan pré-opératoire est nécessaire avant toute chirurgie esthétique et une mammographie, et /ou échographie mammaire est souvent nécessaire. Une anesthésie générale classique est le plus souvent pratiquée. Il faut voir le médecin anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’intervention. Une journée d’hospitalisation est généralement suffisante. L’intervention dans le cas d’une ptose mammaire peut durer de une à deux heures en fonction de la nécessité d’un geste complémentaire associé.
Il est d’usage, afin que le sang ou les secrétions qui peuvent se collecter soient éliminés, qu’un drain (redon) soit laissé le plus souvent en place dans chaque sein jusqu’au lendemain de l’intervention. Les fils seront retirés deux à trois semaines après l’opération. Ce type de chirurgie esthétique est généralement peu douloureux.

Suite à l’intervention

Après 24 à 48 heures, le premier pansement est retiré et remplacé par un soutien-gorge assurant une bonne contention (type soutien-gorge utilisé pour le sport).

– Les ecchymoses s’estomperont dans un délai de une à deux semaines.
– Il peut être ressenti un engourdissement des mamelons pendant quelques mois.
– Il convient d’envisager une convalescence d’une semaine et il est déconseillé de pratiquer des activités sportives avant la cicatrisation totale, soit environ un mois après l’intervention.

Le résultat est appréciable rapidement, le galbe du sein reste naturel et sensible aux variations hormonales et le résultat définitif ne pourra l’être qu’après un délai de deux à trois mois. Ce temps est nécessaire à l’assouplissement des seins. L’aspect du sein pourra évoluer dans le temps en fonction des modifications hormonales et des variations de poids. A la suite d’une chirurgie esthétique, quelle qu’elle soit, il peut survenir certaines complications, les unes inhérentes à l’acte médical et/ou anesthésique, les autres spécifiques à la plastie mammaire. Les bonnes pratiques de sécurité limitent les risques graves mais ne les suppriment pas. Certains risques, heureusement exceptionnels, peuvent être imprévisibles et mettre en jeu le pronostic vital ou fonctionnel (embolie, paralysie, septicémie …) L’anesthésie comporte ses propres complications qui vous seront expliquées lors de l’entretien avec le médecin anesthésiste.

Risques

Même si les suites opératoires sont le plus souvent simples, les complications éventuelles liées à la ptôse mammaire sont à connaître. Une évolution défavorable des cicatrices : il est normal que la cicatrice s’épaississe et rougisse les premiers mois. Cet aspect lié à la réaction inflammatoire de toute cicatrisation met douze à dix-huit mois à s’améliorer et à se stabiliser. Il arrive que la cicatrice ait une évolution anormale, épaississement ou boursouflure persistant au-delà d’un an.
On parle de cicatrices hypertrophiques voire chéloïdes (plus fréquentes sur les peaux noires). Celles-ci peuvent survenir de façon imprévisible et peuvent nécessiter un traitement particulier. Il est important de savoir en ce qui concerne les cicatrices en général, qu’elles s’estompent et seront peu visibles, mais ne disparaîtront pas. La contamination d’une plaie, d’une cicatrice ou d’un orifice de drainage est le plus souvent sans gravité. Elle nécessite rarement un traitement antibiotique mais plutôt des pansements qui seront effectués avec une plus grande fréquence. Un saignement post-opératoire est quasi systématique et entraîne des ecchymoses (bleus) sur la peau pendant une à deux semaines.

Il peut provoquer un hématome qui se traduit par un gonflement et une tension douloureuse. Il est parfois nécessaire de ré-intervenir : pour évacuer l’hématome et contrôler la cause de celui-ci. En cas de saignement important une transfusion sanguine peut s’avérer nécessaire. L’altération de la sensibilité du mamelon est presque systématique et récupère progressivement en quelques mois. La cas d’une nécrose est également un risque possible. C’est la perte d’une zone cutanée plus ou moins étendue qui peut altérer le résultat esthétique ( perte de peau, perte du mamelon).

Elle est favorisée par la prise de tabac. C’est pourquoi l’arrêt du tabac est vivement conseillé au moins trois semaines avant et après la chirurgie esthétique. En cas de nécrose, un geste complémentaire à distance (un an), peut s’avérer nécessaire.